| The more Starbucks a country has, the bigger its financial problems. |
Qui l'aurait pensé ? La concentration de "Grande Frappuccino" dans le centre financier d'un pays augmenterait apparemment les chances d'un pays de souffrir de catastrophiques pertes financières. Voilà ce que propose Daniel Gross: "The Starbucks theory of international economics", une théorie qui met en parallèle Wall Street et la firme de Seattle.
"The Seattle-based coffee chain followed new housing developments into the suburbs and exurbs, where its outlets became pit stops for real-estate brokers and their clients. It also carpet-bombed the business districts of large cities, especially the financial centers, with nearly 200 in Manhattan alone. Starbucks' frothy treats provided the fuel for the boom, the caffeine that enabled deal jockeys to stay up all hours putting together offering papers for CDOs, and helped mortgage brokers work overtime processing dubious loan documents. Starbucks strategically located many of its outlets on the ground floors of big investment banks."
En allant jusqu'à comparer le "Fast Food" de Starbucks et les "SubPrime Mortgages".
"Like American financial capitalism, Starbucks, fueled by the capital markets, took a great idea too far (quality coffee for Starbucks, securitization for Wall Street) and diluted the experience unnecessarily (subprime food such as egg-and-sausage sandwiches for Starbucks, subprime loans for Wall Street)."
Pour prouver sa théorie rien de plus facile: le store locator ! Près de 200 dans Manhattan, mais aussi 256 à Londres, 48 dans la capitale ibère, 48 à Dubaï, 250 à Tokyo, 35 à Paris etc.
Le PIB Japonais est en pleine chute ; Toyota est plongé dans la tourmente alors qu'au Liban avec seulement 2 Starbucks, l'économie ne se porte pas trop mal avec 8% de croissance selon la Banque Mondiale.
"Having a significant Starbucks presence is a pretty significant indicator of the degree of connectedness to the form of highly caffeinated, free-spending capitalism that got us into this mess. It's also a sign of a culture's willingness to abandon traditional norms and ways of doing business in favor of fast-moving American ones."
Il semblerait que l'indice soit fiable malgré quelques irréductibles (Santiago de Chile compte 27 vendeurs de café glacés à l'américaine sans avoir été touché). Il ne reste plus qu'à bannir les Starbucks de la Paradeplatz et UBS sera immunisée contre la banqueroute !
- A Venti-Sized Recession, article de Daniel Gross pour Newsweek
- Autre théorie du style, "The McDonald's theory of international relations"
La corrélation entre la présence de starbucks, et la dureté de la crise dans les pays semble démontrée, mais y a-t-il vraiment un lien de cause à effet ? Directement je pense pas, mais ça montre bien dans quels types de sociétés tout cela c'est développé. Fast-drink, Fast-food, Fast-money... c'est rapide, mais on a souvent mal au ventre après un gros McDo !
RépondreSupprimerIl n'y a effectivement pas de relation de cause à effet. La concentration en Starbucks est un indice capable de refléter les endroits où les moeurs ont été le plus touché par le café et la subprime food. Mais ce n'est pas une variable de la crise ! Construire des Starbucks n'apporterait pas la crise financière en soit, juste une grosse addiction à la caféine dans certaines couches de la population.
RépondreSupprimer