mardi, 9 novembre 2010

The social Network - "We lived in farms, then we lived in cities, and now we're gonna live on the internet!"

"5 min de pause", "pas grand chose à faire ce soir", j'allume mon PC, sors mon smartphone de ma poche et traîne sur internet. Comme bien souvent, ce genre d'exercice ne se passe pas sans un détour par ma page facebook.
Oui je sais, encore un article sur ce réseau dit "social" déjà trop présent dans les médias.
Je n'ai pas l'intention de le diaboliser comme trop souvent -"menace pour sa vie privée sans savoir où vont nos données"- ni de faire l'apologie d'un certain Marc Zuckerberg... Chacun est responsable de ses actes, que ce soit sur la toile ou dans la vie réelle et facebook n'est rien d'autre qu'une sorte de paire de jumelles, une vue différente. Finalement les utilisateurs de Facebook s'y sont inscrits parce qu'ils ne veulent pas de vie privée !
Nous sommes tout de même 500 millons d'adeptes, que facebook prenne tant de place dans les médias et dans nos vies, c'est révélateur. On pourrait appeler ça le phénomène "Public" ou "Closer" à notre échelle.

Nous prenons un malin plaisir à observer les gens, leurs activités, et à les commenter. Est-ce malsain ?
Cet espèce de journal people nous permet de tout savoir sur tout le monde, mais aussi de se mettre en avant et de contrôler (créer ?) son image. On zappe sur ce que j'appelle le "Gossip Feed" à la recherche des derniers ragots et photos de soirées ensuite on se refait une mise en plis sur notre photo de profil. Cette routine nombriliste, qui a tant de succès, nous reflète un certain aspect de la nature humaine particulièrement égocentrique.

Je suis sûr que certains d'entre vous, comme moi, ont déjà pensé à arrêter, fermer leur page, et essayer de repenser ses relations avec les autres. Pourquoi si peu d'entre nous passent à l'acte ?
On trouve tous des bonnes raisons, peur de perdre contact avec certaines personnes, se sentir exclu de ce qui s'y passe, de perdre contrôle de son image ? On se l'avoue un peu moins, mais peut-être bien que c'est ce petit jeu de voyeurisme qui nous retient. 

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