mercredi, 10 novembre 2010

"Will your Recession Be Tall, Grande, or Venti ?" - The Starbucks Theory

The more Starbucks a country has, the bigger its financial problems.
Qui l'aurait pensé ? La concentration de "Grande Frappuccino" dans le centre financier d'un pays augmenterait apparemment les chances d'un pays de souffrir de catastrophiques pertes financières. Voilà ce que propose Daniel Gross:  "The Starbucks theory of international economics", une théorie qui met en parallèle Wall Street et la firme de Seattle.
"The Seattle-based coffee chain followed new housing developments into the suburbs and exurbs, where its outlets became pit stops for real-estate brokers and their clients. It also carpet-bombed the business districts of large cities, especially the financial centers, with nearly 200 in Manhattan alone. Starbucks' frothy treats provided the fuel for the boom, the caffeine that enabled deal jockeys to stay up all hours putting together offering papers for CDOs, and helped mortgage brokers work overtime processing dubious loan documents. Starbucks strategically located many of its outlets on the ground floors of big investment banks."
En allant jusqu'à comparer le "Fast Food" de Starbucks et les "SubPrime Mortgages".
"Like American financial capitalism, Starbucks, fueled by the capital markets, took a great idea too far (quality coffee for Starbucks, securitization for Wall Street) and diluted the experience unnecessarily (subprime food such as egg-and-sausage sandwiches for Starbucks, subprime loans for Wall Street)."
Pour prouver sa théorie rien de plus facile: le store locator ! Près de 200 dans Manhattan, mais aussi 256 à Londres, 48 dans la capitale ibère, 48 à Dubaï, 250 à Tokyo, 35 à Paris etc.
Le PIB Japonais est en pleine chute ; Toyota est plongé dans la tourmente alors qu'au Liban avec seulement 2 Starbucks, l'économie ne se porte pas trop mal avec 8% de croissance selon la Banque Mondiale.
"Having a significant Starbucks presence is a pretty significant indicator of the degree of connectedness to the form of highly caffeinated, free-spending capitalism that got us into this mess. It's also a sign of a culture's willingness to abandon traditional norms and ways of doing business in favor of fast-moving American ones."
Il semblerait que l'indice soit fiable malgré quelques irréductibles (Santiago de Chile compte 27 vendeurs de café glacés à l'américaine sans avoir été touché). Il ne reste plus qu'à bannir les Starbucks de la Paradeplatz et UBS sera immunisée contre la banqueroute !

mardi, 9 novembre 2010

The social Network - "We lived in farms, then we lived in cities, and now we're gonna live on the internet!"

"5 min de pause", "pas grand chose à faire ce soir", j'allume mon PC, sors mon smartphone de ma poche et traîne sur internet. Comme bien souvent, ce genre d'exercice ne se passe pas sans un détour par ma page facebook.
Oui je sais, encore un article sur ce réseau dit "social" déjà trop présent dans les médias.
Je n'ai pas l'intention de le diaboliser comme trop souvent -"menace pour sa vie privée sans savoir où vont nos données"- ni de faire l'apologie d'un certain Marc Zuckerberg... Chacun est responsable de ses actes, que ce soit sur la toile ou dans la vie réelle et facebook n'est rien d'autre qu'une sorte de paire de jumelles, une vue différente. Finalement les utilisateurs de Facebook s'y sont inscrits parce qu'ils ne veulent pas de vie privée !
Nous sommes tout de même 500 millons d'adeptes, que facebook prenne tant de place dans les médias et dans nos vies, c'est révélateur. On pourrait appeler ça le phénomène "Public" ou "Closer" à notre échelle.

Nous prenons un malin plaisir à observer les gens, leurs activités, et à les commenter. Est-ce malsain ?
Cet espèce de journal people nous permet de tout savoir sur tout le monde, mais aussi de se mettre en avant et de contrôler (créer ?) son image. On zappe sur ce que j'appelle le "Gossip Feed" à la recherche des derniers ragots et photos de soirées ensuite on se refait une mise en plis sur notre photo de profil. Cette routine nombriliste, qui a tant de succès, nous reflète un certain aspect de la nature humaine particulièrement égocentrique.

Je suis sûr que certains d'entre vous, comme moi, ont déjà pensé à arrêter, fermer leur page, et essayer de repenser ses relations avec les autres. Pourquoi si peu d'entre nous passent à l'acte ?
On trouve tous des bonnes raisons, peur de perdre contact avec certaines personnes, se sentir exclu de ce qui s'y passe, de perdre contrôle de son image ? On se l'avoue un peu moins, mais peut-être bien que c'est ce petit jeu de voyeurisme qui nous retient. 

L'avenir après-crise Ep.1 - What Up ?


Suite aux fameux plans de relance, on aurait espéré des révolutions financières, économiques, politiques et morales.

Malheureusement sur aucun de ces fronts il n'y a une réel avancée. Le chômage a atteint des taux records aux USA et en Europe. Des millions de gens-en particulier aux USA-ont perdu leur épargne-retraite et leur logement ainsi que leurs économies investies dans des fonds scrupuleux basés sur "les SubPrime Mortgages".
Un petit épisode fait écho au ras-le-bol ambiant: les Mid-Terms, les élections législatives américaines de mi-mandat. Les citoyens américains attendent d'Obama qu'il tienne plus fermement ses positions. À force de compromis douteux (NDLR: Je parle ici en particulier de la réforme de Wall Street), on ne sent plus son empathie pour les contribuables. Il suffit alors d'ajouter un taux de chômage officiel de plus de 9.5% depuis juillet 2009 et le peuple ne vous fera plus confiance.

Pourtant Obama était parti sur une bonne voie, l'un de ses objectifs de campagne étant de réformer "Wall Street"- établir une institution étatique qui s'assurerait de la transparence des produits financiers sur le marché américain. Malheureusement Obama n'a fait qu'affecter plus de fonds au sauvetage des banques sans réforme profonde du système financier "à la new yorkaise". C'était le début d'une révolution financière.

La révolution financière version USA aurait été un exemple, Wall Street étant le centre boursier mondial. Mais cela n'aurait été utile que sur le court terme. En effet il est à noter que les acteurs de cette crise ont été encouragés par la cupidité et la convoitise. Donc si ils ne peuvent plus créer de produits financiers douteux aux Etats-Unis, ils changeront simplement de nid et iront s'installer là où on leur offrira plus de libertés.

Si on attend une quelconque révolution dans le monde de la finance c'est bien parce que les banques nous ont prouvés leur incapacité à gérer les risques de leurs propres activités. Les dirigeants des instituts financiers sont trop absorbés par les bonus de fin d'année, bonus et stock-options qui atteignent trop souvent des sommes mirobolantes et intolérables.

Une solution abordable serait, comme l'a proposé très justement Joseph E. Stiglitz, un organisme mondial de réglementation financière afin de surveiller et évaluer les risques systémiques ainsi que de normaliser les produits financiers. On apporte alors plus de transparence sur le marché et pour cela il faudrait une réglementation internationale du système des primes des cadres qui permettraient entre autres de combattre le laxisme, la fraude comptable ou les prises de risques excessives.

Joseph E. Stigliz, prix Nobel d'Economie
La Chine émit l'an dernier l'idée d'étalon-monnaie, c'est à dire de remplacer le dollar qui joue le rôle de monnaie de facto sur le marché monétaire international par une nouvelle devise de réserve. La proposition de la Chine pour le dernier G20 était d'utiliser les "droits de tirage spéciaux" du FMI comme  monnaie de référence sur le marché des devises. Ceci à court-terme n'arrangerait pas les USA qui sont bien heureux de n'avoir que rarement besoin de changer leur monnaie. Mais à long-terme on en revient au paradoxe de Triffin, les USA ne peuvent contrôler le cours de leur monnaie tant qu'ils approvisionnent le monde entier.

Joseph E. Stiglitz rappelle qu'une idée de "Banque Mondiale" avait déjà été pensée par Keynes. Le fondateur des concepts de la macroéconomie moderne voulait lui aussi passer par le biais du FMI 80 ans plus tôt. Mais Stiglitz, étant connu pour ses violentes critiques envers le Fonds Monétaire International, il est peu probable que celui-ci veuille avoir le "Dollar FMI" comme monnaie de référence.

Une Banque Mondiale, serait une excellente alternative sur le long terme ! A quand le prochain Bretton Woods ? Sommes-nous prêts à curer les maladies chroniques de notre économie malgré les prix à payer ? Le contribuable ne s'est-t-il pas déjà trop sacrifié ?
Mais en fait est-ce assez ?

Finalement ne trouvera-t-on pas une faille dans les réglementations afin de faire à nouveau ENCORE plus d'argent à la manière des SubPrimes ?


La stabilité du système financier est par ailleurs fragilisée par les avantages économiques des grandes puissances. Les Etats-Unis  qui comptent trop sur leur balance commerciale pour l'instant et la Chine animée de grandes ambitions se feront un plaisir de se débarrasser de tout obstacle ; sans compter des puissances telles que le Brésil ou l'Inde qui ont maintenant leur mot à dire sur la scène internationale.

En fait à long terme dans la logique capitaliste, sachant qu'on admet que l'Homo œconomicus est avide par nature et qu'il sera toujours attirés par des gains sans cesse plus grand, il n'y a certainement pas de système optimal.

Pourtant quelques leçons morales nous permettraient d'éviter bon nombre de catastrophes. To be continued...

Crise des SubPrimes - Quelques clés

Face à toute l'information dominant sur internet et dans les journaux (voire à la radio), on a tous sa propre vision de la crise. Certains ont tendance à ne plus vouloir en entendre parler: "Trop compliqué !". D'autres toujours curieux de connaître les coulisses de la politique et des rouages économiques se sont essayés aux nombreux articles circulants dans les médias spécialisés. Il va s'en dire qu'en les lisant on ne se sent pas plus bêtes mais ça n'a pas l'air simple.


Je vous recommande cette vidéo interactive qui répondra de la manière la plus simple à la question "What is the Credit Crisis ?".

Après l'avoir visionné quelles conclusions tirez-vous ? Pensez-vous que les banquiers et les courtiers en hypothèques, appâtés par le gain, ont perdu toute crédibilité ? Certainement le secteur bancaire a perdu  de sa crédibilité, et les banquiers de leurs arrogances... mais n'est-ce pas un retour en arrière positif et une prise de conscience (d'éthique ?) générale ?

La crise aura marqué ces dernières années, mettant en exergue les déviances de notre système, mais quelle trace laissera cette crise dans les livres d'histoire ? Un tournant dans la finance, dans les mentalités ou même le tournant du capitalisme ?

Pour l'instant le capitalisme est toujours présent et prépondérant, mais face aux problématiques climatiques et démographiques qui nous attendent dans les dizaines d'années à venir, la solution est peut-être sous une autre forme de capitalisme, ou d'idéologie...

samedi, 6 novembre 2010

Bump - ou comment rendre les embouteillages amusants !

Si vous aussi vous êtes plutôt auto-boulot-dodo, vous devez sûrement connaître les longs embouteillages, les klaxons et l'attente. Je suis sûre que vous avez tous une fois dans votre vie, certains jeunes, d'autres un peu moins, essayé de communiquer d'une voiture à l'autre, que se soit à travers des grimaces, des injures ou des jolis sourires !

Si vous en avez marre, quelques options s'ouvrent à vous: le train, le covoiturage... ou Bump !


Ce site internet, qui se décline aussi sur smartphone, offre une connexion directe et innovante avec les automobilistes autour de vous grâce à votre plaque minéralogique. En effet, il suffit d'entrer son numéro de plaque, celui du destinataire, et la communication peut commencer. Je vous laisse découvrir cet outil amusant, et prometteur, il y aura sûrement plein d'histoires à raconter. Le concept concerne les Etats-Unis pour l'instant, mais risque bien de débarquer un jour en Europe.

"Bump users can also communicate with other drivers by scanning license plate numbers with a smartphone app. Parked too close? Tail light out? Spot a cutie in a Chrysler? Just use Bump to send a text or photo message."

 En attendant son arrivée... il y a toujours e-covoiturage

vendredi, 5 novembre 2010

Wikileaks - la liberté d'expression a-t-elle des limites ?

Très présent dans les médias depuis le partage de plus de 90'000 fichiers sur la guerre en Afghanistan il y a six mois, et de 400'000 fichiers sur la guerre en Irak dernièrement, le fondateur de WikiLeaks - Julien Assange - donnait une conférence de presse hier à Genève. Entouré de gardes du corps, aidé par la police, Julien Assange nous montre à quel point il prend des risques et remet en cause son intégrité physique pour défendre et promouvoir ses idéaux et la liberté d'expression. 
En diffusant des documents top secrets, révélant entre autre des actes de tortures, et des exactions commises dans ces deux pays en guerre par les armées de la coalition, WikiLeaks se bat pour la vérité, et sa propagation. 

Mais quelles sont les conséquences de ces révélations ? 

La Grande-Bretagne et le Danemark ont déjà démarré des enquêtes pour éclaircir certains faits, les Etats-Unis se terrent dans un mutisme général, et de nombreuses ONG font pression sur l'ONU, alors qu'un rapport sur les Etats-Unis par le Conseil des droits de l'homme devrait être dévoilé bientôt.
Mais c'est aussi la sécurité d'un grands nombres de soldats, d'informateurs et d'agents remisent en cause par leur présence dans ces rapports qui pose problème ! 

Jusqu'où peut aller la liberté d'expression ? Jusqu'à compromettre la sécurité et la vie de certaines personnes ? 

Et n'est elle pas biaisée cette "vérité", cette information divulguée ?  Qui a vraiment lu ces rapports avant de se forger son opinion sur ce qu'il s'est passé ? Dans un monde aussi secret que les informations militaires, est-ce bien suffisant pour se forger un opinion que d'avoir les informations d'une partie prenante seulement ?

Je ne me prononcerai pas, mais je peux que constater le ras-le-bol général d'obtenir les informations (souvent alarmantes) quand la prescription a fait son temps, 50 ans après....